Butembo : AHDI-ONG sensibilise des élèves de l’institut Kavaghendi sur la prévention contre le VIH/Sida

L’Organisation non gouvernementale (ONG) Action humanitaire pour le développement intégral (AHDI) a organisé une séance de sensibilisation à l’intention d’une trentaine d’élèves, inscrits aux Humanités techniques sociales (HTS), de l’institut Kavaghendi, en ville de Butembo. L’activité a eu lieu ce mercredi 11 décembre 2024, dans l’une des salles de classe de cette institution secondaire. Au terme de celle-ci, ces apprenants ont promis de restituer la matière apprise auprès de leurs proches.

Informer sur les VIH/Sida, d’une part, et décrocher un engagement chez les jeunes dans la lutte contre ce virus, d’autre part, sont les objectifs principaux de la sensibilisation initiée par l’ONG AHDI, dans son département de Santé sexuelle et reproduction. Les filles et garçons, essentiellement de nouveaux majeurs, ont appris grâce à cette séance de sensibilisation les causes, les conséquences ainsi que les moyens de prévention contre le VIH/Sida.

À l’entame, le docteur Nguliryo Wasingya Bridge, Responsable du département Santé sexuelle et reproduction au sein d’AHDI-ONG et orateur du jour, a démontré que le Sida est un virus qui regroupe plusieurs syndromes. Il attend, tout de même, de ces bénéficiaires, la vulgarisation des acquis de cette séance organisée sous forme de dialogue entre expert et participants.

« Le VIH entre dans les cellules sanguines. Il atteint les systèmes de défense, notamment les ganglions. Ce sont les barrières de défense que le VIH attaque. Dès qu’il arrive dans l’organisme, il attaque d’abord les anticorps. Et là, il y aura des infections opportunistes. Le VIH n’est pas héréditaire. Mais, il peut être une maladie congénitale »,_ a-t-il expliqué.

Un engagement dans la sensibilisation sur la prévention contre le VIH/Sida

Les élèves de l’institut Kavaghendi, une trentaine, ayant bénéficié de cette séance de sensibilisation, ont promis de restituer la matière apprise à leurs proches.

Je crois que cette activité valait la peine, car elle vient de nous permettre de savoir le mode de prévention contre le VIH/Sida”, s’est enthousiasmé l’élève Kahindo Louange, qui a encouragé AHDI-ONG à étendre ces genres d’activités dans d’autres écoles.

Katembo Masuka Josaphat, lui, espère avoir beaucoup appris en ce qui est du VIH/Sida. Dans ce contexte, il conseille aux jeunes célibataires _“l’abstinence sexuelle”, aux mariés _“la fidélité”_ ainsi que l’usage du préservatif aux _“femmes libres”.

Nous devons être fidèles à nos partenaires. Pour nous qui sommes encore célibataires, nous devons nous abstenir des rapports sexuels non protégés pour ne pas être infecté par le VIH. Grâce à la matière que l’ONG AHDI vient de nous donner, je crois, personnellement, que je vais tâcher de continuer la sensibilisation même dans ma famille, voire dans notre mutualité”, va-t-il promis.

Cette séance a également été une occasion pour le préfet des études de l’Institut Kavaghedi de féliciter l’organisation humanitaire AHDI pour cette initiative qui, dit-il, s’inscrit dans le cadre du programme national de la lutte contre le VIH/Sida.

« Nous avons eu l’honneur de recevoir les visiteurs qui viennent nous parler de la maladie du Sida. Nous avons intérêt à bien le suivre jusqu’à s’informer davantage pour se prévenir. Nous avons en RDC un programme de la lutte contre le VIH, malheureusement, les moyens d’organisation des campagnes de sensibilisation ne facilitent pas que l’on nous amène des experts ici. Nous remercions ces experts de AHDI d’avoir pensé à nous pour nous en parler », a-t-il remercié.

Contexte

Au moins 12.624 personnes sont sous traitement des antirétroviraux dans 17 zones de santé, qui couvrent la partie Grand Nord de la province du Nord-Kivu. Livrant ces statistiques à la presse, le médecin responsable du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS), sous coordination de Beni-Butembo, parle d’environ 70% des malades qui sont des femmes dont l’âge varie entre 15 et 49 ans.

À en croire le docteur Nicaise Mathe, les zones de santé de Beni, Butembo et Katwa occupent les trois premières places, avec 52% des malades sous traitement médical. Ce qui explique que les milieux urbains enregistrent plus de cas que les milieux ruraux. Selon le PNLS, 500 nouvelles infections sont enregistrées chaque année à l’espace Beni-Butembo-Lubero.

 

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