L’exploitation et les abus sexuels (EAS) sur ceux que nous cherchons à assister, sont des actes inacceptables et interdits. Ils constituent une très grave atteinte à la confiance que nous accordent les populations que nous servons et à notre devoir de leur être redevables. De tels actes nuisent gravement à la crédibilité et à l’image de toute l’Equipe pays des Nations unies ainsi que de la communauté humanitaire et de la communauté des acteurs de développement. Ils minent les bonnes relations que nous pouvons et devons entretenir avec les communautés et mettent en danger à termes, notre capacité même d’action. L’expression « exploitation sexuelle »désigne le fait d’abuser ou de tenter d’abuser d’un état de vulnérabilité, d’un rapport de force inégal ou de rapports de confiance à des fins sexuelles, y compris mais non exclusivement en vue d’en tirer un avantage pécuniaire, social ou politique. L’expression « abus sexuel »désigne toute atteinte sexuelle commise avec force, contrainte ou à la faveur d’un rapport inégal, la menace d’une telle atteinte constituant aussi l’abus sexuel.
La protection de l’enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation. Les enfants sont aujourd’hui sensiblement exploités, leurs droits ne sont pas garantis.
Vu que ces deux maux rongent la société aujourd’hui, notamment l’exploitation et abus sexuels et l’exploitation des enfants, AHDI renforce la sensibilisation communautaire afin de réduire les risques de ces maux et amener les victimes à dénoncer tout cas d’exploitation. La stratégie est multiple: briefer les enseignants sur ces aspects, sensibiliser les élèves dans les écoles, sensibiliser les jeunes dans les mutualités, atteindre les chrétiens dans leurs lieux de rassemblement pour le culte, faire des visites à domicile en cas de nécessité, rencontrer certaines autorités dans leurs lieux de travail.

Dans cette optique, AHDI a organisé un briefing des enseignants de l’Institut WAPOLE, situé en commune MUSUSA, en ville de Butembo, le mercredi 7/07/2021. 37 enseignants étaient de la partie dont 5 femmes et 32 hommes. Les participants avaient reconnu que les humanitaires ont fait rage dans la communauté lors de la dixième épidémie de la Maladie à Virus Ebola. En conséquence, plusieurs foyers avaient connu des problèmes, des fiançailles rompues, et certaines femmes (filles) auraient contracté le VIH/SIDA. Quant à la protection de l’enfant, unanimement, les enseignants ont reconnu que leurs enfants ne sont pas inscrits à l’état civil, faute d’une bonne information y relative. Ensemble, on a pris des engagements d’enregistrer l’enfant dans les 90 jours de sa naissance, sensibiliser les parents pour l’éducation, la santé et la réduction de l’exploitation économique des enfants, conformément à la loi numéro 09/001 du 10 Janvier 2009 portant protection de l’enfant. Les enseignants ont recommandé à AHDI de vulgariser cette loi, bien que tard. Une nouvelle rencontre a été sollicitée par le Préfet des Etudes de cette Ecole, Monsieur KASALI.
