
Dans leur combat pour la promotion et l’autonomisation de la femme, ainsi que de la jeune fille, AHDI et CEPROSSAN ont mené une sensibilisation sur les violences basées sur le genre, l’exploitation et abus sexuel, ainsi que les articles 2,3, 4, 12, 13 et 14 du Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits de la femme. Dans son intervention, Madame Gilde a focalisé son attention sur les formes des violences basées sur le Genre, notamment les violences sexuelles y compris le viol, le harcèlement sexuel, violences domestiques, les violences psychologiques, les violences physiques, les mariages forcés, les mutilations génitales féminines. Intéressés par l’exposé, les élèves ont posé plusieurs questions en vue de comprendre les mécanismes de gestion des cas de violence basée sur le genre. Les structures de référencement leur ont été indiqué.
Revenant sur la question d’Exploitation et abus sexuel, Philémon KALONDERO, coordonnateur d’AHDI, a précisé que ce cas de violence s’observe entre un humanitaire et un bénéficiaire des urgences. Elle consiste a aider les vulnérables à contre partie des rapports sexuels. En vertu du principe tolérance zéro, nous avons insisté sur l’alerte des cas d’exploitation et abus sexuel à travers la ligne verte 495555. Aux questions des élèves en rapport avec les représailles que la victime ayant alerté puisse subir, le principe de confidentialité leur a été expliqué, ainsi que le circuit de gestion des gestions des cas d’EAS.

Revenant sur le Protocole de MAPUTO, le coordonnateur de AHDI a insisté sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (Art 2), le droit à la dignité (toute femme a droit au respect de la dignité inhérente à l’être humain, à la reconnaissance et à la protection de ses droits humains et légaux (art3), toute femme a droit au respect de sa personne et au libre développement de sa personne, Art.4), les droits à la vie, à l’intégrité et à la sécurité de la personne; le droit à l’éducation et à formation (égalité de chance, éliminer les stéréotypes, protéger la petite fille qui est au centre de toutes les formes d’abus, y compris le harcèlement sexuel dans les écoles, art.12); les droits économiques et protection sociale (égalité en matière d’accès à l’emploi, rémunération égale et condition de protection de la femme dans le monde de l’emploi, art13); et le droit à la santé et au courant des fonctions de reproduction (art.14). Dans les échanges, les élèves ont sollicité un nouveau rendez-vous afin d’approfondir ces thématiques, surtout renforcer la thématique sur la santé sexuelle et reproductive, vu que leur école n’a pas aussi un Point focal chargé de la santé sexuelle des jeunes filles (hygiène sexuelle et autre). De même, les élèves et les autorités scolaires, représentées par le Proviseur de l’école, ont recommandé d’intensifier la sensibilisation dans toutes les écoles de la ville afin de promouvoir les droits de la femme et de la jeune fille. Menée le 5 mai 2022, de 13h30 à 14h55, cette sensibilisation a touché 135 élèves de cinquième et sixième dont 49 garçons et 86 filles, ainsi que le proviseur de l’école.
Limitée par les moyens financiers, AHDI sollicite l’intervention de tout le monde afin que les activités d’éducation et sensibilisation de masse en rapport avec la promotion et l’autonomisation de la femme soient intensifiées dans toute la communauté (académique, scolaire et populaire).
