Un programme de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre (VBG) est mis en œuvre dans plusieurs zones de santé du Nord-Kivu, avec un accent particulier sur la protection des enfants, des adolescents et des femmes en situation de vulnérabilité.

Intitulé « Renforcement des mécanismes de prévention et de réponse en faveur des enfants et adolescents à risques et survivants des violences basées sur le genre, d’abus et d’exploitation sexuels », ce projet intervient dans un contexte de crise humanitaire persistante dans l’Est de la RDC.
Les violences basées sur le genre constituent un défi majeur qui freine le développement communautaire ainsi que l’épanouissement des femmes et des jeunes filles dans le territoire de Lubero, en raison de la présence des groupes armés qui pullulent dans la région. Face à cette situation précaire, ce projet vise, tant soit peu, à répondre à la problématique de l’autonomisation des femmes en leur apprenant de multiples activités. Au total, 139 femmes, dont 110 jeunes filles, ont bénéficié de ce projet.

Le projet couvre les zones de santé de Beni, Oicha, Mutwanga, Kamango, Rwanguba, Lubero et Mabalako. Sa mise en œuvre est assurée par l’organisation SOFEPADI, en collaboration avec des organisations locales, notamment AHDI, qui intervient comme Organisation à Base Communautaire (OBC).
Dans la zone de santé de Lubero, AHDI mène plusieurs activités clés, parmi lesquelles la sensibilisation communautaire, la prise en charge psychologique des survivants, ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles. Cette autonomisation passe par des formations pratiques en coupe et couture, en tissage de paniers et en coiffure féminine.
Les activités de prise en charge et de réinsertion socio-économique sont réalisées au sein d’un Espace Sûr situé dans l’aire de santé de Kavetya. Cet espace offre un cadre sécurisé où les bénéficiaires peuvent se reconstruire, acquérir des compétences et envisager une autonomie financière durable.
À travers ce projet, les acteurs impliqués attendent non seulement prévenir les violences, mais aussi renforcer la résilience des communautés affectées, en mettant un accent particulier sur la dignité et l’autonomisation des victimes.
Emmanuel SYAVUTAWA