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L’éducation sur la santé sexuelle et reproductive, une nécessité dans le milieu scolaire

Dans sa mission de lutte contre les violences basées sur le genre, AHDI a étendu les sensibilisations dans les villages périphériques de la ville de Butembo: KITOVO, BUTUHE, RWAHWA, BUSAGHALA où ses sensibilisations ont ciblé les élèves préfinalistes et finalistes du secondaire. Abordant l’article 14 du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes qui donne à toute femme le « Droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction », les jeunes filles ont montré la nécessité d’une éducation sur la santé sexuelle et reproductive afin qu’elles aient le droit d’exercer un contrôle sur leur fécondité, le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement des naissances, le libre choix des méthodes de contraception, le droit de se protéger et d’être protégées contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, le droit d’être informées de leur état de santé et de l’état de santé de leur partenaire, en particulier en cas d’infections sexuellement transmissibles, le droit d’éducation sur la planification familiale.

Elèves de l’Institut TUENDELEE de KITOVO

Pour les élèves de l’institut KALEMIA du Village Rwahwa en localité KISESA-NDONDI, groupement MALIO, chefferie des Bashu, territoire de Beni, en zone de santé KALUNGUTA, leur culture ne permet pas encore que la femme des méthodes de planification des naissances car on est marié pour satisfaire les besoins physiologiques de l’homme. Pour changer cette mentalité, il faut nécessairement sensibiliser toute la communauté sur la santé sexuelle et reproductive afin de bien protéger les droits de la femme.

Sensibilisation des élèves de l’Institut ALOYA BUTUHE

Dans l’ensemble, il a été remarqué que les jeunes filles des milieux ruraux sont exposées au risque des grossesses précoces pour la simple raison qu’elles ne sont pas suffisamment éduquées sur leur santé sexuelle et reproductive. Le défi majeur relevé par ces jeunes filles est que l’éducation sexuelle n’est pas une priorité dans les familles et dans la société. En outre, c’est chaque fille qui s’éduque, peut-être avec son petit partenaire.

Sensibilisation à l’Institut KALEMIA de RWAHWA

Dans l’ensemble, dans le contexte actuel, nous devons intensifier les sensibilisations communautaires dans les écoles sur l’éducation à la santé sexuelle et reproductive afin de limiter des grossesses précoces chez les jeunes filles, mais aussi limiter les grossesses indésirées ainsi que renforcer la planification familiale dans la communauté. Pour que cet objectif soit atteint, AHDI sollicite l’implication de tout le monde et surtout des partenaires engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection de l’enfant afin de l’accompagner dans ce programme qui vise la promotion des droits de la femme.

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