Nord-Kivu: La Prévention contre l’exploitation et abus sexuels, une urgence pour l’OMS, en collaboration avec les organisations locales dont AHDI

L’exploitation et abus sexuel constitue une violation des droits de l’homme, mais aussi une violation du Code de conduite humanitaire. En effet, dans une urgence humanitaire, les personnes affectées par la crise au besoin d’une aide humanitaire inconditionnelle. Donner de l’aide à contre-partie des rapports sexuels est intolérables. C’est une exploitation sanctionnée par la loi et mérite une poursuite judiciaire exemplaire. C’est ce qui traduit la vision Tolérance Zéro que prône l’OMS. Pour réduire sensiblement les cas d’EAS, l’OMS s’est engagée à sensibiliser la communauté à travers les organisations locales impliquées dans les activités de Prévention contre l’Exploitation et Abus Sexuel. C’est en ce sens que AHDI poursuit courageusement les sensibilisations communautaires sur la PSEA en vulgarisant la ligne verte 495555.

A l’issu des sensibilisations, appuyées par l’OMS, il appert que la communauté n’est pas informée de cette violation des droits de l’homme. L’on pense que c’est logique lorsqu’un chômeur se livre à un employeur pour obtenir de l’emploi, et à un nécessiteux d’adhérer aux conditions mises en place par les humanitaires afin d’obtenir de l’aide. D’autres membres de la communauté parle d’une situation normalisée de la dépravation des moeurs. D’où, il faut intensifier les activités de sensibilisation afin que les membres de la communauté aient la culture d’alerter les cas d’EAS au 495555