
La ville de Butembo constitue actuellement le lieu de refuge de plusieurs ménages des déplacés. Jadis accueillis dans les familles d’accueil, les déplacés se sont sentis obligés de trouver des maisons à louer, vu la densité de leurs ménages. Pour la plupart, peu importe le nombre des membres du ménage, ils louent une maison à deux chambres, tout au plus 3 chambres, alors que le ménage compte entre 9 et 15 membres. Malheureusement, les bailleurs ou propriétaires de ces maisons loués par les déplacés commencent à les menacer de déguerpissement. Ce qui constitue deux défis complémentaires: manque d’espace convenable pour assurer le logement de la maisonnée et menace de déguerpissement. Il appert que les déplacés de guerre mènent une vie risquée: risque sanitaire, insécurité alimentaire, manque de logement et discrimination à outrance.

Dans une séance d’évaluation des risques de protection communautaire, les déplacés ont peint le tableau de souffrances dont ils sont victimes: manque de source d’eau potable (la source de fortune où ils s’approvisionnaient dans la conception de CAFEKIT a été bloquée par le propriétaire de la concession); les menaces sécuritaires (les bandits et jeunes du quartier attendent à la vie des déplacés jusqu’à leur promettre le viol; un militaire promet la mort à un ménage au quartier KALEMIRE); insécurité alimentaire (les enfants souffrent de la malnutrition sévère ainsi que les femmes allaitantes); les moyens de survie inexistants, etc. Beaucoup d’autres risques et incidents sont répertoriés dans le rapport en annexe.
Ainsi, des mesures urgentes s’imposent afin qu’une protection transversale soit réservée aux déplacés de guerre en ville de Butembo et environs.
